Avant d’aller dormir

À la base je suis une littéraire qui aime lire, un peu de tout et l’un de mes auteurs préférés est Bernard Werber. Tous les ans, il sort un nouveau roman le mercredi le plus proche du 1er octobre, et tous les ans je l’achète et le lit dès que possible. Cette année cet auteur nous emmène à l’aventure dans notre propre sommeil.

SIXIEME-SOMMEIL

  • L’histoire…

… commence sur une discussion entre une scientifique spécialisée dans l’étude du sommeil (Caroline Klein) et la petite amie de son fils. La première décrit un peu le phénomène, le temps que les gens passent à dormir en moyenne dans leur vie, et les différentes phases que l’on traverse avant d’atteindre le sommeil réparateur, le sommeil des rêves, le sommeil le plus profond possible. Le premier cobaye de cette scientifique a été son fils (Jacques), mais sans la connotation négative de ce terme : elle lui a appris depuis tout petit à maîtriser son sommeil et à nourrir son imaginaire pour rêver, et même bien rêver. Cependant, ses expériences ne se passent pas tout à fait comme prévu et elle disparaît sans laisser de trace. Son fils va reprendre alors son flambeau et marcher sur ses traces, aussi bien physiques que spirituelles.

  • Est-ce que j’ai aimé ?

Oui !

Bon d’accord, je ne suis pas objective, je suis une inconditionnelle de Bernard Werber. J’ai lu pratiquement tous ses romans (sauf la Trilogie des fourmis, pour laquelle je n’ai pas encore trouvé le courage de m’y atteler) et, comme je le disais en introduction, je m’achète chaque année son nouveau roman dès qu’il sort ou presque. Ce n’est pas un polar scientifique comme il a pu écrire, on reste dans la vulgarisation scientifique, et aussi un peu le mysticisme, ce qui est typique chez lui. On découvre par exemple peu à peu les différentes maladies liées au sommeil, et les dommages que cela peut provoquer sur notre santé mentale ou physique, ainsi que les moyens d’y remédier. On comprend ainsi mieux ce qui peut se passer pendant tout ce temps que l’on néglige un peu. Je ne dis pas pour autant que je vais m’en servir pour des expérimentations sur mon sommeil, d’autant que cela perd de son charme : au fur et à mesure que l’on avance dans le roman, le personnage principal maîtrise son sommeil de plus en plus de telle sorte qu’il dirige ses rêves. Ou en tout cas c’est l’impression que j’en ai eu, tandis que moi ce que j’aime, outre le fait de dormir pour dormir, c’est de faire des rêves absolument farfelues et sans queue ni tête.

Ce que j’aime bien aussi chez Bernard Werber, c’est qu’il s’autocite : ici à travers certaines phrases, que le personnage dit avoir lu quelque part mais il ne se souvient plus où. Dans certains autres romans c’est avec des personnages, comme Edmond Wells (dans Les Fourmis comme personnage principal et dans Les Thanatonautes comme ange-gardien) dont le petit-fils David est un des personnages centraux des Micro-humains. Et il émaille son récit de petites blagues : dans ce roman il y a un comique de répétition assez important puisqu’à chaque nouvelle rencontre l’un ou l’autre demande à Jacques Klein s’il est en famille avec tel ou tel Klein. Et puis si ce n’est pas de la grande littérature, ce n’est pas pour autant mal écrit : lire un roman de Bernard Werber ce n’est pas prise de tête et quelques fois ça fait du bien (notamment pour moi qui suis en train de lire Les Misérables pour la première fois).

  • Petits bémols

À force de lire tous les romans de Bernard Werber, j’ai un peu l’impression de lire régulièrement le même livre. L’exploration est un de ces thèmes de prédilection et la mise en lumière de domaines controversés de la science. C’était notamment le cas pour Les Thanatonautes pour les Near Death Experience et l’exploration du continent des morts. Ici j’ai beaucoup eu l’impression de retrouver ce roman, par l’endormissement qui permettait aux premiers explorateurs de partir à la découverte de ce nouveau continent, ou par l’invention d’un néologisme pour désigner ce nouveau secteur de recherche. On retrouve aussi les Micro-humains par le fait que le personnage principal parte faire un voyage initiatique à l’autre bout du monde. Le temps et ses limites, l’utilisation des nouvelles technologies, etc.

De plus, Bernard Werber utilise parfois des concepts que j’ai du mal à comprendre. Ce que je veux dire c’est que je suis une fille très terre-à-terre : la philosophie n’a jamais été mon fort. Pour moi ce qui existe, un point c’est tout. La remise en question de tout avec des théories philosophico-scientifiques me passe au-dessus de la tête. Je me concentre alors plus sur l’intrigue que sur ses essais de vulgarisation. Et je suis assez intéressée par les voyages dans le temps mais je ne comprends pas l’intérêt ou la façon dont ça marche : par ce biais, en influençant sur la vie de quelqu’un pour qu’elle soit telle qu’on le voudrait, on s’enferme dans une boucle infernale sans fin. Je ne sais pas si je m’exprime clairement… Mais voilà notamment un domaine où toutes les explications du monde ne peuvent agir sur mon esprit cartésien.

Enfin, de façon très personnalle, je n’aime pas beaucoup la couverture : habituellement, les romans de Bernard Werber ont une couverture noire qui reprend les codes du polar, tandis qu’ici elle est blanche. Le changement, j’aime pas trop ça… Et puis je ne comprends pas l’illustration : pourquoi un oeil et des papillons ? Les derniers pour faire référence aux ailes de Morphée je suppose, mais c’est selon moi difficilement compréhensible.

Bref, avez-vous lu ce livre ou prévoyez-vous de le lire ? Dites-moi ce que vous en avez pensé si vous l’avez déjà lu ou quand vous l’aurez lu 😉

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