Hier au cinéma…

Pour fêter un week-end où je reste sur Paris alors que ça ne m’était pas arrivé depuis deux bons mois, je me suis offert une soirée enfermée dans une salle noire. Je suis d’abord allée voir Jurassic World et, comme ça ne me suffisait pas, À la poursuite de demain.

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Je reviens donc aujourd’hui dans un nouvel article pour vous dire ce que j’en ai pensé.

Jurassic World

L’histoire tout le monde la connait : il s’agit de faire revivre les dinosaures et de développer un parc à thème autour de ces animaux. Mais les gens sont habitués aux dinosaures maintenant, ils n’impressionnent plus autant qu’avant. Alors il faut « plus gros, plus grand, plus de dents ». Les scientifiques créent donc une sorte de super dinosaure : il peut se camoufler et baisser sa température ce qui le rend indétectable, il court plus vite et est plus gros, et puis il est intelligent et s’adapte. C’est l’Indominus Rex. Forcément il s’échappe et là ça devient le chaos.

Le thème est donc vu et revu, Jurassic World n’est finalement que la suite des Jurassic Park sortis en 1990, 1997 et 2001. Et puis le film contient aussi pas mal de clichés aussi : notamment deux des héros sont deux jeunes garçons qui se retrouvent seuls dans le parc et donc face au gros méchant dino, comme dans le tout premier opus.. Les autres personnages aussi sont un peu clichés sur les bords : il y a la jeune commerciale qui ne s’occupe que de rentabilité sans se soucier des sentiments des animaux dont elle a la charge mais qui se révèle pour retrouver ses neveux et l’ancien soldat un peu bourru mais super bon qui représente le dernier recours quand tout va mal (sur fond d’histoire un peu amoureuse entre les deux, bien évidemment). Et il y a encore le méchant, le geek, le patron, etc.

L’humour est bien présent dans le film, mais cependant un peu cliché lui aussi. On sait plus ou moins quand il y aura telle ou telle blague. Ça n’enlève pourtant rien à l’effet comique. Mais parfois c’est un peu gros. Et puis, comme le film doit quand même bien se finir, la fin est aussi un peu attendue. Pas de grosse surprise donc…

Alors pourquoi ? En quoi ce nouvel opus vaut le coup ? D’abord nos technologies pour faire un film ! Parce que clairement quand on compare des images du premier film (sorti en 1990 je vous le rappelle) et de celui-là, il n’y a quand même pas photo. Et voir des dinosaures aussi réalistes ça fait plaisir. Le développement du parc en vrai parc d’attractions est aussi très intéressant. Enfin je veux dire, très personnellement, j’adorerais pouvoir monter à dos de bébé tricératops ou faire un câlin à un bébé diplodocus : rien à voir avec nos fermes où il n’y a que de simples poneys et chevrettes ! J’ai aussi beaucoup aimé les clins d’œil que le film fait à la première série. Quand on arrive au parc on traverse la même grande porte d’entrée ; un des techniciens du parc possède un t-shirt du parc original (peut-être de mauvais goût quand on sait comment ça a fini, mais c’est quand même sacrément classe !) ; quand les deux jeunes héros sont perdus dans la jungle ils tombent sur des bâtiments de Jurassic Park et retrouvent certains des gadgets qui y étaient utilisés. Les références à John Hammond (le créateur originel) sont nombreuses et on aime bien sûr retrouver le thème musical qui est le même. Ce n’est pas lourd pour autant, et ceux qui n’ont pas vu les premiers films (ou qui ne s’en souviennent pas forcément très bien) ne sortiront pas du film en n’ayant rien compris.

Et puis comme je suis un peu chauvine sur les bords, je me dois de rappeler qu’Omar Sy joue dedans. Son rôle est minime mais c’est toujours chouette (voire perturbant) de comprendre ce que dit quelqu’un sans avoir besoin des sous-titres.

Finalement dois-je vraiment vous donner mon avis ? On passe carrément un bon moment et j’ai beaucoup aimé : je m’en suis pris plein les yeux, j’ai rigolé et j’ai été prise par l’histoire. Que demander de plus ?

Pour aller plus loin, voici un article d’Allociné qui voit une métaphore intéressante des blockbusters dans ce film, une sorte de méta-film.

À la poursuite de demain

Le film commence avec George Clooney, en mode vieux réac pessimiste, qui nous parle du futur. Les images des journaux télévisés se multiplient et on a le droit à un gros plan d’un compte à rebours un peu angoissant. La voix d’une jeune fille le coupe pour qu’il soit un peu plus optimiste. Autant vous dire que ça commence pas super bien : parce que ce n’est pas très joyeux, mais aussi parce qu’on a déjà vu cent fois ce schéma narratif. Poussée par la voix féminine, George nous raconte alors comment il voyait le futur quand il n’était encore qu’un petit garçon : en 1964, il est allé à une sorte d’exposition universelle sur le futur et, de là, a voyagé dans le temps et l’espace pour suivre une enfant, Athena, jusqu’à Tomorrowland. Apparemment ça ne plaît toujours pas à son accolyte qui récupère la narration : elle nous ramène, elle, en 2015. Son père est ingénieur à la NASA mais ils sont en train de détruire la plateforme de lancement de Cap Canaveral, ce qui le mettra au chômage. Casey, puisque c’est son nom, tente de saboter les grues pour le démantèlement mais se fait arrêter par la police. Quand elle est libérée, un pin’s étrange s’est glissé dans ses affaires : quand elle le touche elle se retrouve à Tomorrowland. Elle n’a alors plus qu’une idée en tête, y retourner. Mais forcément, ce n’est pas très facile. De là, la rencontre entre elle et le personnage joué par George Clooney, et tout un tas de péripéties.

Pendant ma séance, plusieurs personnes sont parties au début de film. Je suppose qu’ils n’étaient venus que pour George Clooney et Hugh Laurie, pour voir un film d’adulte en fait, mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un Disney. Ce film s’adresse plutôt aux enfants autour de la dizaine, les jeunes ados, il me semble, parce que certains passages plus ou moins scientifiques sont quand même assez ardus à comprendre. Personnellement, j’y suis allée par curiosité : un Disney avec George Clooney, je me demandais bien ce que ça pouvait donner. Donc, comme un Disney, le film est assez enfantin, avec des valeurs un peu naïves : l’espoir, prendre soin de notre planète, et si on rêve rien n’est impossible. Ce qui correspond très bien à la philosophie première de Walt Disney il me semble. Même si c’est naïf, ça fait quand même réfléchir à la façon dont on prend les choses : forcément si on voit tout en noir et si on l’accepte en se disant que de toute manière on ne pourra rien y changer, les choses ne bougeront pas.

Ce que j’ai aimé dans le film : le fait que ce soit un hybride entre les flashbacks (j’aime beaucoup les films sur les années 50 ou 60) et la science-fiction où Tomorrowland n’existe que dans une dimension parallèle. Au delà de ça, Tomorrowland est une ville qui fait quand même rêver. J’ai bien aimé aussi les clins d’œil à d’autres films comme Star Wars ou Toy Story que l’on rencontre quand Casey va dans un magasin pour en apprendre plus sur son fameux pin’s. La maison de George Clooney avec son super système de défense envoie un sacré niveau de pâté. Dans leur quête pour retourner à Tomorrowland, nos héros passent par Paris et une super fusée qui voyage dans le temps et l’espace et les dimensions sort de la Tour Eiffel. Comme je vous le disais, je suis chauvine et donc j’ai beaucoup aimé voir ça. L’esthétique de cette fusée est aussi très chouette : genre un peu cyberpunk, très Jules Verne. Et puis, dernier détail que j’ai apprécié, pour ce film Disney a revu son logo au début : avant que le film commence, on peut voir le château de Disney ; ici ce n’est pas le château classique mais il s’agit de Tomorrowland. Ils avaient déjà fait ça dernièrement pour je ne sais plus quel film, mais c’est quand même vachement cool !

Pour finir, je vous dirais qu’il ne faut pas y aller pour voir George Clooney ou un film d’adulte. C’est et ça reste indéniablement un Disney. Mais ce n’est pas pour autant que ce film ne s’adresse pas à vous. Je l’ai beaucoup apprécié parce que c’est un hybride de plusieurs genres et que justement Georges Clooney amnène une certaine hybridation au niveau du public visé. Il ne s’agit pas d’un film que pour les enfants, mais qui peut aussi convenir aux adultes qui veulent encore rêver. Alors donc n’hésitez pas à aller le voir avec vos petits frère ou sœur ou neveu/nièce. Vous passerez un bon moment si vous aimez ce genre de film gentiment engagé. Et puis, en prime, c’est un film avec George (« What else ? ») et quelques notes d’humour qui ne font pas de mal !

Et vous avez-vous vu ces films et qu’en avez-vous pensé ? Ou bien quels films êtes-vous allés voir lors de vos dernières sorties ciné ?

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